KI EDITION BERLIN
BORIS ELDAGSEN - BONNE FILLE
BORIS ELDAGSEN - BONNE FILLE
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Technique : Tirage d'art Hahnemühle.
Dimensions du motif : 20 x 20 cm.
Dimensions de la feuille : 30 × 24 cm.
Édition exclusive 2022.
Édition : 10 + 2 AP
Signé, daté et numéro d'édition par l'artiste au verso, au crayon.
Boris Eldagsen – Bonne fille
« Good Girl » compte parmi les œuvres les plus troublantes de Pseudomnesia I, car elle recourt délibérément à des raccourcis moraux et iconographiques. L'image reprend le langage visuel des portraits d'enfants classiques : innocence, intimité, proximité avec l'animal comme signe de pureté et de confiance. Mais cette iconographie familière bascule dans l'inquiétante étrangeté. Le regard de l'enfant est vide, presque adulte ; la relation avec l'animal apparaît non pas protectrice, mais ambivalente, voire agressive à l'état latent.
C’est là que le véritable potentiel explosif des images générées par l’IA se révèle. L’IA ne se contente pas de reproduire des esthétiques historiques, mais les combine en constellations psychologiquement plausibles, bien qu’éthiquement instables. « Good Girl » simule l’innocence sans la posséder réellement. C’est précisément là que réside le malaise : l’image suscite l’empathie, mais refuse toute forme de réconfort narratif.
Eldagsen utilise l'IA pour libérer la photographie de son automatisme moral. Ce qui était autrefois interprété comme une preuve de pureté devient ici une affirmation sans fondement. Se proclamant « fossoyeur de la photographie », Eldagsen démontre que les images générées par l'IA ne documentent pas, mais conditionnent. Good Girl n'est pas un portrait, mais un piège pour nos habitudes visuelles – et un commentaire précis sur la fragilité du sens photographique à l'ère numérique.
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